Astrid Puig, jusqu'à la lune

Astrid Puig, jusqu'à la lune

Je connais Astrid depuis quelques années déjà, nous nous croisons dans les rues de notre Biarritz bien-aimée et le plus souvent dans l'eau... J'ai toujours admiré sa fraicheur, son énergie et mais aussi la famille qu'elle forme avec Lucas, son amoureux de toujours et leurs deux garçons. 

Astrid fait partie de ces gens que j'aime suivre, ces gens à mille projets qui ne se cachent pas derrière la fausse perfection des pixels d'Instagram. À 40 ans, elle parle de féminité, de maternité, et de ce qu'on choisit de porter sur soi, au sens propre comme au figuré.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Astrid, fraîchement quarantenaire (et je le vis bien ahah). Je suis pleine de paradoxes : j'aime autant les activités calmes que j'ai besoin de beaucoup me dépenser, j'apprécie autant les plaisirs très simples comme le goût du café le matin que les expériences extraordinaires comme les voyages à l'autre bout du monde, être healthy 80% du temps et lâcher tous mes principes les 20% restants. Je crois que c'est ce qui crée mon bonheur, ce non renoncement, cette possibilité de ne pas s'enfermer dans des cases.


Tu vis à Biarritz avec Lucas, Marcel et Ziggy, entre vie de famille, création de contenu, l'aventure Mino et, plus récemment, la reprise d'un cabinet pour ton activité de psychologue. À quoi ressemble ton équilibre aujourd'hui, dans cette vie pleine de mouvements ?

Mon équilibre se joue justement dans la non linéarité. J'ai compris assez jeune que j'avais besoin de mouvement, d'animation. Le stress me vient justement dans des situations où je me sens coincée. Seul élément immuable à ce chaos : mes enfants et mon mari qui sont mon refuge.

Ta féminité semble à la fois naturelle, libre, ancrée dans le réel, entre maternité, travail, océan et famille. Comment ton rapport à la féminité a-t-il évolué avec le temps et la maternité ?

Je crois que c'est la maternité qui m'a libérée de cette gène que je pouvais avoir à afficher mes formes. J'ai toujours eu des hanches larges et jeune cela me complexait, je rêvais d'avoir un physique androgyne. Enceinte j'ai davantage osé porter des vêtements près du corps car j'avais l'impression que les rapports de séduction devenait caduques, que j étais dans une esthétique plus « pur ». C'est peut être aussi le cas maintenant, à 40 ans avec 2 enfants, je ne me dis plus inconsciemment que les gens vont penser que « j'aguiche ». Ceci étant je peux me sentir aussi très féminine en jogging, cela se joue davantage sur la confiance en soi. En vieillissant je suis en phase avec mon corps et qui je suis, la reprise du sport m'a aussi beaucoup aidée à sortir d'une logique de poids.


Tu as toujours eu un vrai amour pour la mode, et notamment pour les bijoux. Quel rôle jouent-ils dans ton quotidien : un souvenir, un héritage, une manière de te sentir toi-même au milieu du joyeux bazar familial et professionnel ?

Jusqu'à assez tard je n'étais pas très bijoux. J'avais la bague que mes parents m'avaient offert à mes 20 ans et c'était quasiment tout, puis peu à peu j'ai commencé à aimer le sens que je leur donne. Ils me font penser à un moment ou une personne, j'ai par exemple eu une chevalière et un collier pour la naissance de mes enfants. Je trouve aussi qu'ils accessoirisent une tenue et la féminise : un beau bijou avec un jogging ou un maillot de bain c'est absolument superbe.

Tu portes la chevalière Namorada gravée des initiales de Marcel et Ziggy. Qu'aimerais-tu qu'ils comprennent un jour en la regardant ?

Que je les porterai toute ma vie. Je les ai portés au sens propre pendant 9 mois mais je le ferai au sens figuré jusqu à la lune 🌝.

L'été pointe enfin le bout de son nez, même si le jour du shoot avait plutôt choisi l'option "météo basque orageuse". Quels sont tes plans pour la belle saison ?

On s'échappe avant la haute saison en Grèce, ma première fois. Profitant de l'océan toute l'année, j'adore aller en Méditerranée ou j'ai l'impression que le temps s'étire. Pendant la haute saison, on essaye de profiter de nos plages et on fait des escapades en campagne quand l'agitation se fait trop grande ici.

Astrid porte la chevalière Namorada, gravée des initiales de Marcel et Ziggy.

Photos par Camille Lesaffre.

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